PR03.99
26.03.99
Les présidents chinois et suisse visitent le CERN
Le vendredi 26 mars 1999, Jiang Zemin, Président de la République
populaire de Chine, et Ruth Dreifuss, Présidente de la Confédération
suisse, ont visité le Laboratoire européen pour la physique
des particules, le CERN . Ils ont été accueillis par le Directeur
général, Luciano Maiani, sur les lieux de l'expérience
L3. En 1985, Jiang Zemin, alors maire de Shanghai, avait contribué
à organiser la production de cristaux de BGO à l'Institut
de céramique de Shanghai, cristaux qui jouent aujourd'hui un rôle
essentiel dans l'expérience L3 auprès de l'accélérateur
LEP du CERN. Le professeur Samuel C.C. Ting, lauréat du prix Nobel
de physique de 1976 et porte-parole de l'expérience L3, et le professeur
Maurice Bourquin, récemment nommé recteur de l'université
de Genève et physicien participant à l'expérience L3,
ont montré l'expérience à leurs hôtes présidentiels
et leur ont expliqué ses buts scientifiques. Environ 80 scientifiques
chinois travaillent actuellement à des expériences du CERN.
La Chine entretient depuis longtemps des relations avec le CERN, qui
remontent au milieu des années 70. Les premiers accords de coopération
entre l'Académie des sciences chinoise (ACS) et le CERN ont été
signés en mai 1988 et en juillet 1991. En octobre 1992, un nouvel
accord de coopération a été signé par le Président
Jiang Zemin et le professeur Carlo Rubbia, alors Directeur général
du CERN. La collaboration entre les scientifiques chinois et le CERN est
centrée depuis de nombreuses années sur l'expérience
L3, et une collaboration moins importante porte sur l'expérience
ALEPH.
Depuis novembre 1993, date d'un atelier tenu à Pékin, la
Chine participe au projet de Grand collisionneur de hadrons. L'Institut
de physique des hautes énergies (IPHE) de Pékin concourt notablement
à l'expérience CMS, avec un vigoureux appui de l'Institut
de céramique de Shanghai et de l'université des sciences et
de la technologie de Hefei. La participation chinoise au projet ATLAS est
principalement assurée par les universités chinoises et elle
est financée par la Fondation nationale des sciences de la nature
(FNSC), le ministère de la science et de la technologie (MST) et
l'Académie chinoise des sciences (ACS).